Si la sauce est bien riche et bien assaisonnée, de peur de ne pas en manquer demain, la sagesse africaine recommande au ménage de rationnaliser son utilisation si elle commence à se réduire comme une peau de chagrin. La métaphore de l’adage populaire qui dit que la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. C’est la substance du point de vue du président du parti Forces organisées pour la refondation (For), en marge de l’Assemblée générale dudit parti le week-end dernier à Abomey, sur le jusqu’au-boutisme affiché par les enseignants dans leur mouvement de grève qui se durcit au fil des jours. Selon Joseph Ahanhanzo Glèlè, nous citons : En bon chef de famille, Yayi Boni a déjà fait l’impossible. Tel un papa gâteux, il a été exagérément gentil et cela depuis son accession au pouvoir en avril 2006. Ce qui s’est traduit par l’augmentation du train de vie des enseignants quand on sait qu’avant l’accession au pouvoir de l’homme du changement, les Béninois savent comment les hommes de la craie tiraient le diable par la queue. Aujourd’hui ils roulent carrosses et affichent bombance. Au lieu de se contenter des nombreux avantages qu’ils ont aujourd’hui et de se plier à la décision du chef de l’Etat et de son gouvernement selon lesquelles, les caisses de l’Etat sont vides et que les accords internationaux ne permettent pas au gouvernement de prendre des risques préjudiciables à la bonne entente de notre pays avec la communauté internationale, les partenaires sociaux se rebellent et abandonnent les classes et laissent les écoliers, les élèves et les parents dans une situation de crise depuis déjà cinq semaines. C’est pour cette raison, que monsieur Ahanhanzo, demande aux enseignants de savoir raison garder. Il leur demande de se souvenir des multiples efforts du gouvernement envers-eux. Autrement dit, selon le président du parti Forces organisées pour la refondation, si le chef de l’Etat avait les moyens, il aurait déjà répondu favorablement à leurs revendications.

Be Sociable, Share!