février 4, 2010

L’imminence du nouveau remaniement doit-elle bloquer le bon fonctionnement de l’administration ?

Encore une mauvaise manière de faire si l’expérience montre que le rythme du travail ralenti dans nos administrations à l’annonce d’un prochain remaniement ministériel. Au moment où le ministre de la réforme administrative a reçu la lourde mission de faire changer la donne au niveau de nos services publics, quand les travailleurs, la plupart du temps, sont portés sur le laxisme, l’absentéisme, les retards et la concussion, il est difficile de croire, même si on ne peut avoir un gendarme derrière chaque travailleur, que les mauvaises pratiques de faire continuent d’avoir droit de cité.

 Si l’évocation de cette question de blocage n’est pas mue par des intentions délibérées de nuire et de jeter l’opprobre sur le pouvoir, ce serait coupable de la part des agents qui se servent dudit remaniement annoncé pour effectivement ne plus faire correctement ce pour lequel ils sont payés, nourris, vêtus et blanchis.

C’est même répréhensible sous ce même prétexte, que l’on refuse d’accepter et de conduire à bon port des dossiers qui engagent la vie et le développement de toute la nation tout simplement parce qu’on a peur du lendemain. Et il faudra véritablement que les cadres de concertation mis en place par le gouvernement jouent pleinement leur rôle dans le cadre de la réforme administrative pour que malgré les grèves perlées et autres situations exceptionnelles liées par exemple à la campagne électorale le bon déroulement de l’administration ne soit perturbé.

Le gouvernement et les travailleurs doivent s’entendre sur une plate forme qui vise à limiter un certain nombre de libertés aux travailleurs pour que les usagers puissent voir leurs attentes comblées à temps et sans discontinuité. Toutes choses qui handicapent le développement de notre pays depuis bientôt 50 ans et à cet âge, il urge que des mesures draconiennes soient prises par l’Etat pour qu’on ne dise pas demain que les Béninois décident de marcher avec leurs têtes plutôt qu’avec leurs pieds.

 L’administration étant une continuité, on voit mal par quel fallacieux prétexte on peut délibérément créer des situations de crise, de déluge et de paranoïa gratuits au niveau des services publics. Il y a de quoi nourrir nos méninges si nous avons vraiment à cœur l’émergence de notre pays et un meilleur devenir pour nos enfants.

A.A.

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