juillet 28, 2010
De la nécessité de la dynamique prospective
Le projet politique des partis regroupés au sein de l’Union fait la Nation et de la coalition Abt n’est plus inconnu des Béninois. Réitérer la mascarade et la mésaventure de mars 1996 qui a fait partir Nicéphore Dieudonné Soglo ; ce qui a retardé le Bénin d’une bonne dizaine d’années quand le général Mathieu Kérékou, qui a une longue expérience politique, a refait surface pour accomplir le machiavéliquement besogne.
Aujourd’hui, comme si l’histoire s’apprête à bégayer à nouveau, on surprend les Béninois, qui avaient pris faits et causes pour le pouvoir du Changement en début de quinquennat, changer de plus en plus de langage. De l’indignation ou l’expression d’une mentalité particulière ? On est consterné, choqué et triste devant la versatilité et l’instabilité morbide du Béninois dans son jugement un peu trop hâtif. Un manque de discernement terrible et cette propension à privilégier l’ego et les considérations subjectives.
En ce qui concerne la classe politique de l’opposition, la méthode est claire : affaiblir le pouvoir d’Etat par le jeu de la calomnie, de l’intoxication et de la désinformation. Manifester une volonté farouche de déstabilisation par la contestation tous azimuts et la manipulation de l’opinion par les canaux potentiels.
Ces gènes hérités des années de coup d’état au cours de la période post-coloniale refont surface chez les hommes politiques béninois. Aigreur, suspicion, insatisfaction maladive et règlements de compte pour un oui ou pour un non. Toutes choses qui constituent un frein pour le développement de la nation. Du surplace et du un pas en avant et deux en arrière. Il faut une cure de jouvence pour les Béninois.
A défaut, procéder au toilettage de la constitution en tenant compte des difficultés sur le chemin de son application. Mieux, faire en sorte pour que un gouvernement élu puisse faire nécessairement deux mandats aux fins que son programme de développement et d’actions se réalise pleinement et totalement. Une solution palliative à ces soubresauts politiques nuisibles au décollage économique et à la prospérité des populations.
D’aucuns proposeraient un mandat unique de sept ans pour éviter tout calcul politicien et opportuniste qui nuirait aux tâches de développement et le bon fonctionnement de l’administration. Ce qui n’est pas erroné. Mais si, sur les entrefaites de quatre ou cinq ans de règne sous docteur Boni Yayi, tant de remous et de contestations perturbent les actions du Chef de l’Etat, ce n’est pas évident, en l’espace d’un septennat que tous les défis soient relevés.
Une question à creuser et une réflexion à mûrir. Encore que l’administration est une continuité si la politique politicienne ne prend pas l’ascendance sur le développement. Quand on voit certains groupes politiques programmés déjà de gouverner de manière tournante sur quinze ans, il faut se poser des questions. Dieu sait ce qu’ils feront si le pouvoir leur échouait entre les mains. Mais, il faut compter avec le génie béninois et ne pas se montrer trop pessimiste.
A.A.
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