juillet 28, 2010
Malgre les mechancetes ambiantes sur le dossier icc-services : Boni Yayi, reste serein, digne et déterminé (L’homme n’abdique pas et poursuit son vaillant combat)
Gérer un foyer peut être aisé, gérer une société, un peu moins mais gérer la République n’est certainement pas une sinécure. C’est peut-être l’une des fonctions les plus fantastiques mais surtout parsemées d’embûches. Il s’agit ici de la chose publique avec ses pondérables et impondérables et ses tangibilités et intangibilités. Il suffit d’un rien pour passer de charybde en scylla. Le pouvoir du changement en a suffisamment fait les frais.
Ce qui arrive à Boni Yayi aurait pu arriver à certains qu’ils auraient rendu le tablier ou pris la poudre d’escampette. Suivez mon regard. Malgré les soubresauts politiques, les critiques acerbes, l’adversité ambiante, les provocations, les accusations gratuites et les injures proférées à son encontre, le chef de l’Etat reste digne, fair play et décontracté.
Il organise la passation de service entre un ministre en résidence surveillée, client potentiel de la haute juridiction, et son successeur alors que les Béninois non affranchis se grattaient déjà la tête sur la question. Un cas inédit qui n’est pas passé inaperçu dans la mesure où ce passage de témoin se fait à un moment où les Béninois sont partagés entre des sentiments contrastés sur le dossier Icc-Services pour lequel l’ex-ministre de l’intérieur a été limogé.
Mais les ardeurs du premier magistrat ne sont pas un tantinet émoussées. Il remplit ses tâches républicaines et présidentielles. Il honore ses engagements diplomatiques en se rendant régulièrement à toutes les sollicitations et grandes rencontres. Il brave le pessimisme ambiant et se rend à Kampala à bord de l’avion présidentiel etc. etc.
Bref, le chef de la nation est serein et montre un charisme propre aux grands hommes d’Etat et aux héros. Même ses propos, lors de ses sorties ne le trahissent pas. Il parle avec assurance et détermination. Toutes choses qui contrastent avec l’humeur de ses détracteurs, investis d’une inavouée mission.
A.A.
