Actu Express

Bébés sans bras ou sans main dans un village français: aucun explication de l’agence française de santé publique

Bébés sans bras ou sans main dans un village français: aucun explication de l’agence française de santé publique

L’agence Santé publique France a confirmé jeudi un excès de cas de malformations congénitales dans une commune de Loire Atlantique (trois cas d’enfants nés entre 2007 et 2008) et dans une commune bretonne (quatre cas d’enfants nés entre 2011 et 2013). L’établissement chargé de veiller sur les risques sanitaires n’a cependant pas identifié de cause qui pourrait expliquer ces anomalies statistiques.

Dans le village de Druillat, on ne comprend pas.

Dans le village de Druillat, on ne comprend pas.

La presse française s’était dernièrement fait l’écho de cas groupés d’agénésie des membres supérieurs, soit des enfants nés avec un bras ou une main atrophiés dans une zone géographique restreinte. Entre 2009 et 2017, sept bébés ainsi malformés ont été recensés à proximité du village de Druillat, dans l’Ain. D’après le Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), association qui a remis un rapport en 2014 et qui a alerté sur le sujet alors que sa pérennité est menacée, il s’agit d’une fréquence 58 fois supérieure à la normale, que seul l’environnement pourrait expliquer. Des situations similaires avaient déjà été rapportées en Bretagne et en Pays-de-Loire.

Mise en cause, l’agence Santé publique France a rendu publiques ce jeudi les investigations menées à la suite des signalements reçus. Concernant les bébés nés à proximité de Druillat, «l’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale», assure-t-elle, s’appuyant sur une méthodologie différente que celle du Remera. De plus, «Santé publique France n’a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations. L’absence d’hypothèse d’une éventuelle cause commune ne permet pas d’orienter des investigations complémentaires», ajoute l’institution dans un communiqué.

Au-delà du seuil normal

En Loire Atlantique et en Bretagne, en revanche, le nombre de cas dépasse bien les seuils considérés comme normaux. Entre 2007 et 2008, trois bébés sont nés avec une malformation à un membre supérieur à Mouzeil. Et entre 2011 et 2013, ce fut le cas de quatre enfants à Guidel. «Cependant, aucune exposition commune n’a été identifiée pour les cas groupés de ces deux régions», indique Santé publique France.

L’agence appelle à renforcer le dispositif de surveillance des anomalies congénitales, lequel repose sur les registres. L’un d’eux, le Remera, pourrait fermer ses portes d’ici à la fin de l’année faute de financements suffisants.

Source

http://www.sudinfo.be/id78196/article/2018-10-04/bebes-sans-bras-ou-sans-main-dans-un-village-francais-aucun-explication-de